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  • : À travers ce blog, vous découvrirez les pensées, coups de gueule et coups de coeur, ainsi que tous ce qui peut être spontané dans la vie de Bonvallet Stéphane. Ce jeune homme de 25 ans est handicapé moteur de naissance mais aussi présente un curriculum vitae important : PDG de World tricycles (fabrication et vente des tricycles individuels et le groupe pour le sport de haut niveau le loisir et les énergies renouvelables pour du transport de masse) PDG du cabinet national […]
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Dimanche 23 mars 2008
Steve Hachey - Jminforme.ca
steve.hachey@jminforme.ca

 

FREDERICTON - Les bénéficiaires de l’aide sociale du Nouveau-Brunswick figurent dans le triste palmarès des plus pauvres au pays. Cette situation ne changera pas avec le dernier budget provincial.

Lors de la présentation de son budget 2008-2009, le ministre des Finances, Victor Boudreau a annoncé une maigre augmentation de 3 % des taux de l’aide sociale en octobre prochain. Cette augmentation vient s’ajouter à la hausse de 5% depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir.

«L’augmentation nous rapprochera encore davantage de notre objectif, énoncé dans le
Pacte pour le changement, de relever les taux d’aide sociale pour qu’ils atteignent la
moyenne du Canada atlantique», a indiqué le ministre.

Le Nouveau-Brunswick compte environ 44 000 bénéficiaires de l'aide au revenu. Selon un calcul rapide, une personne seule pourra s’attendre à une augmentation de moins de 9 $ par mois, une personne handicapée 18 $, 24 $ pour une famille monoparentale et 27 $ pour un couple avec deux enfants.

Les personnes qui souhaitaient que le ministre Boudreau annonce des mesures pour combattre la pauvreté sont restées sur leur faim. En effet, le ministre n’a pas prononcé le mot pauvreté une seule fois de son discours.

par Bonvallet Stéphane ajouter un commentaire
Samedi 22 mars 2008

Sur Europe 1, Monsieur Pépy, nouveau directeur de la SNCF, parle du développement de son entreprise grâce à ses excellents résultats. L'avenir est évidemment radieux.

La SNCF va améliorer le train au quotidien, nous annonce-t-il.
Par exemple, sur le RER D, cauchemar de l'usager francilien, on va modifier... la sonorisation des gares. L'usager sera certainement transporté. Un peu comme on le transporte dans certains parkings en lui faisant entendre des rossignols.

Autre progrès : aucune entreprise, dit-il, ne va faire plus à l'avenir pour les handicapés.
On le comprend.
Jusqu'ici la SNCF transporte les handicapés comme du bétail.
Elle peut sûrement faire mieux.

Cela s'appelle faire d'une honte une publicité.

• Yves Michaud •

par Bonvallet Stéphane ajouter un commentaire
Vendredi 21 mars 2008
Se déplacer en ville, c'est parfois une épreuve quand on est en fauteuil roulant. Les valides ont été invités à venir se rendre compte, mercredi, place Duchesse-Anne.

« Il est peut-être usé, mais j'y tiens à mon fauteuil », prévient Mathieu. Place Duchesse-Anne, mercredi après-midi. Fanny, la jeune fille assise dans le fauteuil, tombe à la renverse. Éclats de rire général autour d'elle. Deux mamies interloquées s'arrêtent en se demandant d'où peut bien venir cette bonne humeur face à une telle situation. D'une invitation lancée par les Jeunes volontaires européens. Avec la complicité des jeunes de la Clarté, ils ont invité les Redonnais à s'asseoir et à circuler en fauteuil. Fanny se relève et remarque aussitôt : « En faisant ça, on comprend mieux leurs difficultés en ville ».

« Être handicapé pour cinq minutes. Voulez-vous essayer ? » Avec leur panneau, ils n'y vont pas par quatre chemins pour arrêter le passant. « Les gens s'arrêtent mais pas assez, ils n'osent pas », regrette Tobias, un jeune Allemand qui travaille depuis six mois à la Clarté. Et en fauteuil, il fait déjà du deux-roues. Alors pourquoi ne pas essayer ?

« Ça fait mal aux bras »

Ce qui surprend d'abord sur un fauteuil tout simple, c'est l'équilibre. En s'appuyant un peu trop sur le dossier, on a vite fait de se mettre sur deux-roues et... d'imiter Fanny. Mêmer chose en descente. Pour ne pas prendre de la vitesse, on freine avec les mains. Un peu trop fort et aussitôt le fauteuil se cadre. « Et encore, ajoute Marie Tanguy, responsable pédagogique à la Clarté. Vous bougez facilement vos jambes pour vous rétablir. » Oui, sans parler des pavés, des trottoirs. « Et ça fait vite mal aux bras quand on n'est pas habitué, lance Ozgür en finissant, de son côté, un slalom installé sur la place. Même pour aller tout droit, il faut de la force. » Il faut voir Mathieu grimper les 600 mètres qui séparent la Clarté de la Mapar. Et le croiser au retour, lorsqu'il dévale la rue Étienne-Gascon. D'où l'utilité des gants. « Mais quand les voitures se garent n'importe où, ça énerve... »Mercredi, plusieurs dizaines de valides se sont prêtés à l'exercice. Une opération accompagnée d'une exposition sur le handicap et sa gestion dans différents pays européens. « Car l'intégration des handicapés est un des objectifs de l'Union », souligne Tobias qui la met en oeuvre régulièrement. « Tous les quinze jours, des élèves de l'école Marie-Curie viennent chez nous cuisiner des gâteaux », explique Marie Tanguy. Pendant la cuisson, Tobias leur propose des jeux et notamment des parcours en fauteuil. « Les enfants de la Clarté sont fiers car ils sont plus forts. » Une forme d'intégration, dans l'autre sens où le valide se se met dans la situation du handicapé.

 

 

Sébastien BRÊTEAU.

 

Pratique. La semaine de l'Europe se poursuit ce soir avec la projection de courts-métrages européens à partir de 20 h 15 au Ciné Manivel.

Ouest-France
par Bonvallet Stéphane ajouter un commentaire
Jeudi 13 mars 2008

Jusqu'à présent les handisportifs se contentaient de « récupérer » les méthodes de préparations mentales crées pour des sportifs valides. Mais existe-t-il des différences entre handis et valides ? Si oui, dans quels sens iront ces dissemblances ? Quelles peuvent en être les conséquences ? Autant de questions que l'auteur de l'étude « Optimal » a cherché à répondre.

De telles informations s'avéreraient très précieuses et permettraient de mettre en place un programme de préparation mentale optimisé pour les handisportifs.

Plus de 500 questionnaires ont été remplis de par le monde par des sportifs et non sportifs valides et handis. Cinq aspects de la force mentale pouvant présenter des différences ont été pris en compte : Hardiness (concept qui mesure la force mentale dans la vie de tous les jours), Soutien social (amis, famille et autres), Mental Toughness (force mentale appliquée spécifiquement au sport), Estime de soi et Social Physical Anxiety (anxiété liée au regard perçu dans l'environnement social à propos de notre apparence physique).

Les résultats indiquent que les sportifs (handis ou valides) ont des scores supérieurs aux non sportifs.

Et entre valides et handis ?
A niveau de performance égal, l'hardiness, l'estime de soi et le soutien social sont identiques. Ces résultats soulignent davantage de ressemblances que de différences.

Cependant, cette étude révèle aussi quelques particularités :

- Premièrement, les handis non sportifs gèrent majoritairement mieux leur apparence physique que les valides non sportifs. En effet, ils trouvent des modèles de référence différents et mieux adaptés. Ils ont cessé de se comparer à des idéaux sociaux inatteignables comme peuvent le faire de nombreux valides.

- A l'opposé et même si ce n'est qu'une légère tendance, les handisportifs ressentent davantage d'anxiété par rapport à leur apparence physique. Le contexte du sport où le corps est une notion centrale et ouverte à une forte évaluation sociale, peut altérer la gestion de l'apparence physique, même très modestement.

- Les handis ont davantage de soutien provenant de leur entourage familial.

- On note aussi une grande importance accordée au « challenge » par les handisportifs. Ceux qui recherchent davantage de challenge dans leur pratique ont une force mentale supérieure et donc de meilleures performances. Chez les valides, c'est surtout les résultats sportifs obtenus (les performances) qui influencent la force mentale.

- Pour finir, les handisportifs ont un niveau de visualisation inférieur à celui des valides. Même si cette méthode a pourtant largement prouvé son efficacité, tant chez les valides que les handis, les recherches indiquent que cette différence serait avant tout le résultat d'un manque de pratique et d'accès à ce type de technique dans le milieu du handisport.

Les programmes d'entraînements mentaux pour handisportifs doivent être identiques à ceux appliqués aux valides, mais il existe certaines différences dans l'apprentissage et l'application de quelques techniques qu'il faut prendre en considération. Connaître ces caractéristiques permet d'optimiser toute intervention visant à travailler sur le mental.

Aujourd'hui, on se pose une nouvelle question au sujet d'un jeune handisportif: « Est-il handicapé ou trop capable ? » (Is he disabled or too-abled?). O. Pistorius souhaite être le premier handi-athlète à concourir contre des valides aux J.O de Beijing. Mais, malgré son haut niveau de performance, sa participation est refusée à cause de ses prothèses considérées comme un avantage injuste sur les autres coureurs. Un tel exemple signe probablement l'aube d'un changement radical de pensée.


La psychologie du sport se doit de s'adapter à ce nouveau type de sportifs de haut niveau. Le chemin pour obtenir un programme équivalent et adapté pour tous les athlètes est encore long, mais la voie est ouverte et les perspectives offertes ne peuvent être qu'encouragées.

par Bonvallet Stéphane publié dans : Ma vie cycliste de haut niveau ajouter un commentaire
Jeudi 13 mars 2008
Photo du Fauteuil roulant tout terrain de l'association Starting Block

Des vélos adaptés aux handicapés

Personnes en fauteuil roulant, à mobilité réduite, malvoyantes ou nonvoyantes…  Il n'y pas un vélo standard mais différents types et modèles de cycles pour s'adapter à toutes les situations de handicap. Premiers tours de roues avec les solutions pour les personnes à mobilité réduite ou handicapées…


Le tandem : à travers les yeux de l’autre

 

Le tandem convient aux personnes aveugles et mal-voyantes, mais aussi aux déficients intellectuels et aux personnes sourdes. C’est le meilleur engin d’accompagnement d’une personne ne jouissant pas d’une autonomie parfaite. Cet outil de collaboration et d’échanges est surtout très convivial, à condition d'adopter le même rythme de pédalage au risque de quelques disputes à l'issue de l'expérience...

 

Le handicycle : à la force des mains

 

Très spectaculaire, le "handbike", également dénommé handicycle ou vélo à main, est un type d’engin hybride, encore coûteux et un peu encombrant à transporter : il est donc peu connu et pratiqué. Il est doté de trois roues, où la propulsion se fait avec les mains. Ce moyen de locomotion original est adapté aux personnes déficientes motrices. Ce tricycle manuel offre de véritables possibilités de mobilité, de transport, de loisirs, voire même de compétitions spectaculaires. Ce type de véhicule existe sous des formes plus rustiques et assez courantes dans des pays en voie de développement pour des personnes amputées.

 

Tricycle, assistance électrique...

 

Une foule d’autres engins de mobilité est à découvrir. Ils permettent un exercice physique à des personnes souffrant de problèmes d’équilibre ou d'insuffisance cardiaque : tricycle, vélo à assistance électrique, rosalie, vélo couché à trois roues, vélo adapté avec remorque ou plate-forme pour fauteuil, mono-pousseur (demi-vélo qui se positionne à l'arrière d'un fauteuil)...

 

Les voies vertes : des espaces de liberté partout en France


Interdites à la circulation motorisée, les voies vertes sont accessibles au plus grand nombre grâce à leur faible pente ou un revêtement souvent confortable. Elle accueillent ainsi, selon la nature de l'aménagement, de nombreux usages de déplacements et de loisirs verts : marche à pied, cyclisme de promenade, patinage, randonnée équestre. Sans oublier les personnes en fauteuil ou circulant sur des vélos spécialement équipés.

 

Des voies vertes pour les personnes handicapées

 

Ce mouvement d'ampleur gagne l'hexagone après d'autres pays d'Europe et l'Amérique du Nord (de nombreuses voies ferrées désaffectées ont été reconverties avec succès) . L’Association française des véloroutes et voies vertes (AF3V) assure la promotion de ces itinéraires d'un nouveau genre, en publiant un guide très complet des voies vertes françaises.

Pour les personnes handicapées, l’AF3V a réalisé un panorama des initiatives en matière de vélo et handicap très complet, lors de la Journée européenne des voies vertes de septembre 2007 : des animations qui se sont déroulées dans le Val-de-Loire, avec le soutien actif de l'Association française contre les myopathies (AFM).


Pour en savoir plus

par Bonvallet Stéphane publié dans : Ma vie cycliste de haut niveau ajouter un commentaire
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